Un portrait de Montvalent

Un portrait de Montvalent

Témoignages du passé...

Geologie karstique

Les terrains du causse de Montvalent sont d'âge jurassique ; ils sont constitués par les calcaires purs, séparés par des lits minces de marnes feuilletées. Un géologie karstique donne une topologie de dolines, de pertes, de vallées sèches et un causse aride et désert.

L'âge neolithique

Dans ces lieux l'âge néolithique fut caractérisé par les tribus pastorales et par ses mégalithes.

Photo : dolmen CouzouPhoto : dolmenPhoto : dolmen Montvalent
Dolmen de Magès à côté de la route entre Rocamadour et Couzou, dolmen de Candare à Floirac et dolmen à Montvalent

Après le dernier âge de glace les causses de Montvalent et les alentours étaient peuplés par des chasseurs-cueilleurs. Ils ont laissé des traces importantes aux Fieux près de Miers où même des mammouths étaient chassés et abattus dans la grotte. On pense que les chasseurs ont parcouru les causses pour soutenir leurs familles qui restaient dans la vallée de la Dordogne aux abris comme celui à Monges près de Saint-Sozy. Leurs nécropoles survivent encore sur le causse en forme de dolmens, dont plusieurs sont visibles entre Montvalent et Loubressac.

Bronze final (-1100 à -750) et premier age de fer (-750 à -450)

Aux environs du Xème siècle avant notre ère, les celtes de type alpin occupèrent la contrée; ce fut la période de Halstatt, marquée par ses cercles de pierres et par ses tumuli. Les Celtes ont formé les cadres de la structure sociale, aussi bien que la masse de la population; ils ont été les créateurs de l'immense majorité des marchés, des lieux de réunion, des villages, des bourgs et des villes. En cette époque figuraient également les oppida importants dont le Puy d'Issolud à Vayrac, aussi que les oppida modestes qui se trouvent à La Roque et à Saint-Cyr.

Image petit oppidum
Image : oppidum
Les descriptions ci-dessus viennent des inventaires de la Commission d'étude des Enceintes préhistoriques et Fortifications anhistoriques; LOT par M. Armand Viré, publié par la Commission et présenté à la séance du 27 février 1908 au Bulletin de la Société préhistorique française. 1908, tome 5, N. 2. pp. 65-87, la Société Préhistorique de France.

Les Cadurques

Carte des gaulois, Wiki

À l'abri des migrations des peuples, si fréquentes avant 1'ère chrétienne, les Cadurques, nés de la fusion des Celtes et des peuplades aborigènes dont les Ligures, furent les habitants de notre causse pendant mille ans. Ils furent avec les Biturges parmi les plus anciens peuples de la Gaule. Les Cadurques, alliés et clients des Avernes qui commandèrent pendant un temps les deux tiers de la Gaule, tenaient sensiblement ce qui deviendra la province de Quercy: la Cère, puis la Dordogne, était la frontière nord, l'actuel canton de Saint-Céré et le confluent de la Cère, de la Bâve et de la Dordogne formaient les fines cadorcorum. D'après César, ils faisaient partie de la Gaule chevelue où les habitants portaient longue chevelure, et de la Gaule celtique limitée par la Seine, la Garonne et l'Océan.

L'occupation romaine et les gallo-romains autour de Montvalent

Photo : le Puy d'Issolud
Le Puy d'Issolud

L'occupation romaine et la répression des peuples gaulois a atteint un point critique quand César s'est battu contre les gaulois à Uxellodunum, en amont de Montvalent au Puy d'Issolud. Hirtius a rapporté que 30.000 centurions et mercenaires ont participé à la bataille. C'est difficile d'imaginer tant de troupes, avec leur équipage et leurs chevaux, en train de marcher au sud après la bataille. Peut-être ont-ils traversé la Dordogne à Copeyre et puis marché sur la voie romaine (aussi surnommée le chemin large) par Veyssou, Alvignac et Gramat, une voie surprenante pour sa largeur de sept mètres.

Les Romains construisirent en haut Quercy trois grandes voies. L'une sur le parcours du chemin gauloise de Divone à Gergovie i.e. Cahors - Clermont par Labastide-Murat, Thémines et Latronquière, une autre entre Cahors et Limoges par Labastide-Murat, Gramat et Montvalent et une troisième entre les Rodez et les tribus Pétrocores (actuellement Perigueux) par Thémines et Gramat. Les tribus gaulloises devint le pagus administré par un magister ou praefectus, assisté du conseil des pagani, sorte de conseil municipal. Le pagus major était un ensemble de tribus réparties en petit pays (pagus minor). Dans la Gaule romanisée, le pagus major Cadurcorum ou confédération des tribus cadurques, appelé au III siècle la civitas cadurorum, fut rattaché à Avaricum (Bourges) qui devint la métropole gallo-romaine de la province d'Aquitaine première. L'authorité romaine dura 500 ans.

La fusion réalisée immédiatement dans l'armée le fut aussi entre Gaulois et Romains dans la cité et à la compagne. La Gaule se couvrit de domaines gallo-romains et après la prédiction de Christianisme par saint Martin, l'apôtre des Gaulois, à la fin du IV siècle les premières églises furent bâties dans la région. Détruites du V au VIII siècle par les envahisseurs vandales, wisigoths, teifales et arabes, elles furent aussi ravagées à l'occasion des conflits entre les rois francs jusqu'à Pépin le Bref.

Les Francs

Suite à la chute de l'Empire Romain, le sud-ouest de la France était occupé par les Wisigoths et, au nord, l'actuel Pays-Bas était occupé par les Francs.

Les Wisigoths fondèrent le premier des royaumes établis sur le territoire gallo-romain et après s'en être rendus maîtres en 413, choisirent Toulouse comme capitale. Ils s'emparèrent du Quercy en 472, leur domination y fut effective, signalée à Roche de Vic et à Turenne. Les Francs de Clovis et de son fils Thierry ont pris l'Aquitaine, d'où le Quercy, à la bataille de Vouillé en 507 et les Wisigoths furent chassés d'Aquitaine et de Quercy.

La dynastie des Francs a disparu quand Charles Martel, le génie militaire et Maire du Palais (les plus hauts dignitaires, après les rois, des royaumes francs qui couvraient alors l'essentiel de la France, l'Allemagne et le Benelux actuels), s'est imposé. Son fils a été déclaré roi par le pape; la dynastie Carolingienne était née. C'était le petit-fils de Charles Martel, Charlemagne, qui a jeté les bases de ce qui allait devenir l' Europe.
Charles Martel

Dès le milieu du IX siècle, tandis que se créent en Quercy des monastères comme à Souillac, l'autorité publique passe des mains du roi aux celles des comtes, comme Toulouse, Turenne et Brassac. A leur tour, au milieu du X siècle, les vicomtes concèdent leur authorité en faveur des barons : les Gourdon, Cardaillac, Castelnau en Bretenoux qui construisent de puissants châteaux et forcent le regroupement des populations agricoles.

Pèlerins, templiers et la guerre de cent ans

Quercy était fortement touché par un incessant conflit familial et féodal avec les ducs d'Aquitaine et les ducs de Toulouse et finalement les villes de Cahors and Moissac étaient prise en 1097 par le duc d'Aquitaine. Les Plantagenet heritent à eux du duchés après le mariage en 1152 entre Aliénor et Henri, comte d'Anjou, duc de Normandie, bientôt roi d'Angleterre. La grande guerre méridional, la guerre de Cent Ans, était declanché par la mainmise par Richard Coeur de Lion sur le Quercy en 1188, après quoi des alliances matrimoniales mettent progressivement fin à ces luttes de pouvoir.

.carte Cassini

Brassac se situait à la limite, à l'est, du duché d'Aliénor d'Aquitaine. Elle était reine consort de la France en 1137 et puis reine consort de l'Angleterre en 1154. Elle possédait le château de Saint-Cyr d'Alzou près de Gramat, où elle est devenue une des premières personnes politiques connues pour faire le pèlerinage de Rocamadour. Le chemin entre Saint-Cyr et Rocamadour s'appelle encore le Chemin de la Reine.

Son mari, Henri II roi d'Angleterre, est venu à Rocamadour en 1159 avec son chancelier Thomas Becket qu'il a désigné comme gouverneur de Cahors. En 1166 le corps intact d'un ermite inconnu était découvert dans une grotte. Il devint Amadour, il fut véneré comme un saint. Henri II est revenu en pèlerinage à Rocamadour en 1170, le premier roi et le plus puissant monarque ayant jamais réalisé ce pèlerinage.

Donc le pèlerinage était lancé et pour Montvalent c'était un évenement considerable, le 'business' du pèlerinage devenant crucial pour l'économie locale.

Après la prémiere croisade à la terre sainte (1096 - 1099) les chevaliers sont rentrés et ont établi des chapelles comme celle de Gluges.

En 1153 les templiers se sont établis au Bastit en Quercy pour la protection des routes de pèlerinage. On pense que le château en ruines de Taillefer gardant une des routes près de Loubressac était une forteresse templière.

 
La croix des templiers

Photo : Gluges chapelle Saint-Pierre-Es-Liens Photo : tour à Saint-Georges Photo : château de Taillefer
La chapelle de Gluges, batiments à Saint-Georges, les ruines de Taillefer près de Loubressac

Brassac était abandonné progressivement et remplacé par la construction de la forteresse de Montvalent, d'où la traversée de la rivière pourrait être controlée. Le prieuré de Saint-Georges d'Issordel et sa chapelle étaient établis pour prendre soin des pèlerins. Le site du prieuré est encore très facilement repérable aujourd'hui. De Brassac il ne reste presque plus rien.

Au début de la guerre de cent ans en 1337 la forteresse de Montvalent, avec sa chapelle de Saint-Jean, était une structure formidable mais, en 1450, après avoir été prise par les compagnies mercenaires, la chapelle au moins fut détruite. Aujourd'hui un tour de garde reste intact, l'église actuelle était à l'origine la chapelle castrale, et le mur qui restait a été intégré vraisemblablement dans le château existant de nos jours.


Photo : tour de Montvalent Photo : tour de Floirac Photo : Tour Tournemire à Martel
Les ancienne tours de garde et/ou de guet aux villages de Montvalent, de Floirac et de Martel

Murs en pierre sèche, cazelles

Photo : cazelle rustique Photo : ruine Photo : cazelle
Petite grange, cabane en ruines, cazelle construite au mur

Les cazelles ou gariottes sont de petites cabanes en pierre sèche qui servait autrefois au bergers à passer la nuit à l'abri avec les quelques brebis de leur troupeau pour se tenir au chaud et pour proteger les bêtes des attaques des loups.

Lacs de Saint-Nymphaise, puits et lavoirs

Malgré leur nom, les lacs de Saint-Namphaise sont de petite dimension. Il s’agit de mares taillées dans de grandes dalles calcaires compactes, non fissurées. Le territoire autour de Montvalent en compte plusieurs dizaines.

Ces mares portent le nom d’un officier de Charlemagne qui serait à l’origine de leur création. D’après la légende, touché par la foi, il aurait abandonné la guerre pour mener une vie d’ermite sur les Causses où il aurait creusé ces fameuses mares.

De forme généralement rectangulaire, elles sont alimentées par les pluies et plus rarement par une source. Dans une région où l’eau est rare, elles étaient indispensables à la vie du bétail et des hommes.

Photo : lavoir à Talabot Photo : lac de Saint-Nyphaise, Mages
Puits et lavoir à Veyssou, lac de Magès

Vieille maisons et leurs dépendances

Photo : maison typique Photo : maizon typique Photo : maison fortifiée
Deux maisons Quercynoises typique de Montvalent et une maison fortifiée de Carennac

Photo : vieille porte Photo : vieux four
Porte d'entrée d'une maison fortifiée, ancien four à pain


 

 

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